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9.0 RISQUES D’ENTREPRISE

9 Risques d’entreprise

Par risque, nous entendons la possibilité de la survenance d’un événement futur qui pourrait avoir un effet négatif sur notre situation financière, notre performance financière, nos flux de trésorerie, nos activités ou notre réputation. L’effet réel de tout événement pourrait être considérablement différent de ce que nous prévoyons actuellement. Les risques décrits dans ce rapport de gestion ne sont pas les seuls risques susceptibles de nous toucher. D’autres risques et incertitudes que, pour l’instant, nous ignorons ou jugeons négligeables pourraient avoir une incidence défavorable significative sur notre situation financière, notre performance financière, nos flux de trésorerie, nos activités ou notre réputation.

Cette rubrique décrit les principaux risques d’entreprise susceptibles d’avoir une incidence défavorable significative sur notre situation financière, notre performance financière, nos flux de trésorerie, nos activités ou notre réputation, et pouvant faire en sorte que les résultats ou les événements réels diffèrent de façon significative des attentes exprimées ou sous-entendues dans nos déclarations prospectives. Comme l’indique le tableau suivant, certains de ces principaux risques d’entreprise ont déjà fait l’objet d’une analyse dans d’autres sections ou rubriques du présent rapport de gestion. Nous prions le lecteur de se reporter aux sections et aux rubriques suivantes pour obtenir une analyse des risques concernés. Toutes les analyses sur les risques présentées dans les rubriques et les sections mentionnées dans le tableau suivant sont intégrées par renvoi dans la présente rubrique 9.

RISQUES PRÉSENTÉS DANS D’AUTRES RUBRIQUES ET SECTIONS DU PRÉSENT RAPPORT DE GESTION

 

RUBRIQUES ET SECTIONS DE RÉFÉRENCE

Environnement concurrentiel

  Section 3.3, Principaux risques d’entreprise

 

  Rubrique 5, Analyse des secteurs d’activité (sous-section Contexte concurrentiel et tendances observées dans le secteur de chaque secteur)

Cadre réglementaire

  Section 3.3, Principaux risques d’entreprise


Rubrique 8, Cadre réglementaire

Gestion de la sécurité

  Section 3.3, Principaux risques d’entreprise

Risques liés en particulier à nos secteurs des Services sans fil de Bell, des Services sur fil de Bell et de Bell Média

  Rubrique 5, Analyse des secteurs d’activité (sous-section Principaux risques d’entreprise de chaque secteur)

Les autres principaux risques d’entreprise qui pourraient également avoir une incidence défavorable significative sur notre situation financière, notre performance financière, nos flux de trésorerie, nos activités ou notre réputation sont présentés ci-après.

TRANSFORMATION DES TECHNOLOGIES/DE L’INFRASTRUCTURE

Notre incapacité à optimiser les échéanciers pour le déploiement et la mise à niveau de réseaux et de systèmes de Tl, à évaluer correctement les possibilités qu’offrent les nouvelles technologies ou à investir et à évoluer dans la bonne direction pourrait avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.

La mondialisation, la concurrence accrue et les progrès technologiques modifient les attentes des clients et exigent de s’adapter rapidement aux demandes du marché, d’améliorer l’expérience de l’utilisateur et d’offrir un service économique. La satisfaction de ces attentes nécessite le déploiement de nouvelles technologies pour les services et les produits qui respectent la neutralité du réseau et dont l’environnement de développement est davantage coopératif et intégré. La disponibilité de réseaux et de technologies logicielles améliorés procure la base nécessaire pour offrir des connexions supérieures et plus rapides, efficacité de connexion qui s’est traduite par une croissance considérable du nombre d’applications IdO. Le changement peut être ardu et présenter des obstacles imprévus, ce qui pourrait avoir une incidence sur la réussite des projets, une transition rendue encore plus difficile par la complexité découlant de nos nombreux produits jumelée à la complexité de la structure de nos réseaux et de nos TI. De plus, les nouvelles technologies pourraient tomber rapidement en désuétude, ou leur lancement pourrait être retardé. Notre incapacité à optimiser les échéanciers pour le déploiement et la mise à niveau de réseaux et de systèmes de TI, en tenant compte de la demande des clients et des activités des concurrents, à évaluer correctement les possibilités qu’offrent les nouvelles technologies ou à investir et à évoluer dans la bonne direction dans un contexte où les modèles d’affaires changent, pourrait avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.

En particulier, les activités liées à l’évolution de nos réseaux et de nos TI visent à tirer parti des nouvelles technologies et des technologies en évolution et en développement, comme la virtualisation des fonctions réseau, les réseaux définis par logiciel et les technologies infonuagiques, et à transformer nos réseaux et nos systèmes en vue d’atteindre nos objectifs qui sont d’offrir nos services et d’exercer nos activités d’une manière plus agile, de fournir des fonctions libre-service et de technologie instantanée à nos clients, d’assurer la meilleure qualité et expérience client qui soit et de développer une nouvelle infrastructure réseau permettant une structure de coûts concurrentielle et une croissance rapide de la capacité. Les activités liées à l’évolution exigent un changement de nature opérationnelle et culturelle. L’harmonisation de la technologie, du développement de produits et des activités est de plus en plus importante pour s’assurer d’obtenir les avantages voulus d’une substitution ainsi que pour optimiser l’affectation des ressources.

Si nous n’arrivons pas à réaliser ce projet conformément à nos calendriers de déploiement tout en maintenant la disponibilité et la performance des réseaux pendant le processus de migration, nous pourrions perdre des clients en raison de la piètre performance du service, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur notre capacité à atteindre nos objectifs opérationnels et financiers. Notre incapacité à tirer parti des services IP dans toutes les facettes de nos réseaux et de notre portefeuille de produits et services pourrait empêcher la mise en œuvre d’une approche entièrement centrée sur le client, ce qui limiterait ou éliminerait l’aspect pratique d’une fonction libre-service complète, l’approvisionnement en temps réel, les économies de coûts et la flexibilité en matière de livraison et de consommation, ce qui aurait une incidence défavorable sur nos activités et sur le plan financier.

Parallèlement à notre orientation sur l’investissement dans les technologies de prochaine génération, des décisions défavorables liées à la réglementation pourraient avoir une incidence sur la nature des décisions en matière d’investissement, leur importance, ainsi que sur l’emplacement et le moment choisis. D’ailleurs, l’introduction par le CRTC des services de gros obligatoires à l’égard des installations utilisant la technologie FTTP et des réseaux sans fil dissuade les fournisseurs d’infrastructure numérique dotés d’installations d’investir dans des réseaux sur fil et sans fil de prochaine génération, surtout dans les petites collectivités et dans les zones rurales. Notre incapacité à continuer d’investir dans des fonctions de prochaine génération de manière rigoureuse et stratégique pourrait limiter notre capacité à faire concurrence, à générer les activités souhaitées et à atteindre les résultats financiers voulus.

D’autres exemples de risques qui pourraient avoir une incidence sur la réalisation de notre transformation des technologies/de l’infrastructure comprennent les suivants :

  • La construction et le déploiement de réseaux sur les propriétés municipales ou privées requièrent l’obtention de consentements municipaux ou des propriétaires, respectivement, pour l’installation de l’équipement de réseau, ce qui pourrait faire augmenter le coût et retarder le déploiement des technologies FTTP et sans fil.
  • Le déploiement du service s’appuyant sur la technologie WTTP pourrait subir l’incidence de divers facteurs, y compris des facteurs environnementaux (comme les arbres) ayant des répercussions sur la couverture et les coûts.
  • Nous devons, en temps opportun et à un coût raisonnable, être en mesure d’acheter de l’équipement et des services liés aux réseaux de grande qualité auprès de tiers fournisseurs (se reporter à la section Dépendance aux tiers fournisseurs de la rubrique 9, pour obtenir des renseignements supplémentaires).
  • La dépendance accrue aux applications pour la diffusion du contenu, les ventes, la participation des clients et l’expérience du service créent le besoin d’utiliser des ressources nouvelles et plus rares (trouvées à l’interne ou à l’externe) qui pourraient ne pas être disponibles ainsi que le besoin d’intégrer les processus opérationnels connexes dans les activités en cours.
  • Les nouveaux produits, services ou applications pourraient faire diminuer la demande de nos gammes de services actuelles les plus rentables ou occasionner un recul de leurs prix, entraînant ainsi la diminution de la durée d’utilité des technologies existantes et, par le fait même, l’augmentation de la dotation aux amortissements.
  • Au fur et à mesure que les habitudes de consommation de contenu évoluent et que le nombre d’options de visionnement augmente, notre capacité à développer d’autres moyens de transmission afin d’être compétitifs dans les nouveaux marchés et d’augmenter l’engagement des clients et les sources de produits des activités ordinaires, pourrait être compromise par l’investissement considérable nécessaire lié au développement de logiciels et aux réseaux.
  • La gestion efficace de l’élaboration et de la mise en œuvre en temps opportun de solutions pertinentes permettant de suivre le rythme de l’adoption de l’IdO dans les secteurs de la vente au détail, des entreprises et des organismes gouvernementaux pourrait être difficile.
  • Nous devons être en mesure de tirer profit des nouvelles occasions afin d’atteindre nos objectifs commerciaux, comme celles créées par les mégadonnées, qui poseront de nombreux défis, comme l’évolution de la perception des clients et les modifications de nature juridique et réglementaire. Si nous n’arrivons pas à devenir un chef de file dans ce domaine, en acquérant les compétences connexes liées aux ventes, aux services et à l’exploitation qui respectent les valeurs sociales ainsi que les exigences prévues par la loi et la réglementation, nous pourrions rater d’importantes occasions de faire croître nos activités à l’aide de l’information commerciale améliorée et d’un modèle de service à la clientèle plus proactif.

EXPÉRIENCE CLIENT

Il est important de créer une expérience client positive dans tous les aspects de notre engagement envers la clientèle afin d’éviter la détérioration de la marque et d’autres incidences défavorables sur nos activités et notre performance financière.

Alors que les attentes des clients en ce qui concerne le service et la valeur obtenus continuent d’évoluer, notre incapacité à devancer ces attentes et à créer une expérience de service plus remarquable et constante pourrait empêcher nos produits et services de se distinguer et nuire à la fidélité de notre clientèle. L’efficacité du service à la clientèle dépend de notre capacité à offrir des solutions simples dont la qualité est constante et élevée aux clients dans les meilleurs délais et selon des modalités convenues mutuellement. Cependant, la complexité de nos activités découlant des multiples plateformes technologiques, systèmes de facturation, canaux de vente et bases de données de commercialisation, ainsi que d’une myriade de forfaits, d’offres promotionnelles et de gammes de produits, dans le contexte d’une imposante clientèle et d’un grand nombre d’employés qui doivent continuellement être formés, suivis et remplacés, peut réduire notre capacité à réagir rapidement aux changements dans le marché et à diminuer les coûts et pourrait créer de la confusion pour le client ou entraîner des erreurs de facturation, des erreurs liées aux services ou autres, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur la satisfaction des clients, leur acquisition et leur fidélisation. Ces difficultés peuvent devenir plus importantes au fur et à mesure que les services se complexifient. L’attention médiatique sur les plaintes des clients pourrait également détériorer notre marque et notre réputation et avoir une incidence défavorable sur l’acquisition d’abonnés et la fidélisation de la clientèle.

Étant donné la multiplication des services de connectivité, des applications et des appareils, les clients sont habitués de mener leurs activités au moment, de la façon et à l’endroit de leur choix par l’intermédiaire de sites Web, d’options libre-service, du clavardage, de centres d’appels, de Facebook, de Twitter et d’autres médias sociaux. Notre incapacité à utiliser ces nouveaux supports d’une manière favorable, à les intégrer dans les diverses composantes de notre prestation de services et à nous assurer que nous comprenons leur incidence éventuelle sur la perception des clients pourrait avoir une incidence défavorable sur notre réputation et la valeur de notre marque.

PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE

Nos actifs liés aux réseaux, aux systèmes de Tl et aux centres de données servent d’assises à une offre de services dont la qualité est constante et élevée, ce qui est essentiel pour répondre aux attentes en matière de service.

Notre capacité à fournir de façon constante des services sans fil, sur fil et de médias aux clients dans un contexte d’exploitation complexe et en constante évolution est essentielle à la réussite continue de nos activités. En effet, la demande sur les réseaux relativement à la capacité nécessaire pour alimenter les applications de télé et d’autres applications Internet qui exigent beaucoup de bande passante sur nos réseaux Internet et sans fil augmente à des rythmes sans précédent. Des pressions inattendues sur la capacité de nos réseaux pourraient avoir une incidence défavorable sur la performance des réseaux et notre capacité à fournir des services. Des problèmes liés à la disponibilité des réseaux, à la vitesse, à la constance du service et à la gestion du trafic de nos réseaux récents ou plus anciens pourraient avoir une incidence défavorable sur nos activités et notre performance financière.

De plus, nous utilisons actuellement de nombreux systèmes de soutien des opérations et des applications interreliés pour l’approvisionnement, le réseautage, la distribution, la gestion de la diffusion, la facturation et la comptabilité, ce qui pourrait nuire à notre efficacité opérationnelle. Si nous ne parvenons pas à mettre en œuvre ou à maintenir des systèmes de TI très performants qui sont soutenus par un cadre de gouvernance et opérationnel efficace, la performance pourrait être inconstante et les clients pourraient être insatisfaits, ce qui pourrait éventuellement faire augmenter le taux de désabonnement.

D’autres exemples de risques liés à la performance opérationnelle qui pourraient avoir une incidence sur notre réputation, nos activités et notre performance financière comprennent les suivants :

  • Nous pourrions devoir engager des dépenses d’investissement importantes qui dépasseraient les montants correspondant à nos objectifs en matière d’intensité du capital, afin de fournir une capacité supplémentaire et de réduire la congestion sur nos réseaux sur fil et sans fil, et nous pourrions ne pas réussir à générer des flux de trésorerie suffisants ou à mobiliser le capital nécessaire pour financer ces dépenses d’investissement, ce qui pourrait entraîner la détérioration du service.
  • Les restructurations d’entreprises, les remplacements et les mises à niveau de systèmes, les refontes de processus, les réductions de personnel et l’intégration des entreprises acquises pourraient ne pas générer les avantages attendus, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur nos activités continues.
  • Notre incapacité à réduire le nombre de nos nombreux systèmes de TI traditionnels et à améliorer de façon proactive la performance opérationnelle pourrait avoir une incidence défavorable sur nos activités et sur le plan financier.
  • Le nombre d’interruptions de service ou de pannes pourrait être plus élevé en raison de l’obsolescence de l’infrastructure traditionnelle. Dans certains cas, le soutien du fournisseur n’est plus disponible ou le fournisseur de l’équipement traditionnel a cessé ses activités.
  • Il pourrait manquer de ressources compétentes et rentables pour effectuer la gestion du cycle de vie et exécuter les mises à niveau nécessaires pour maintenir les réseaux traditionnels dans un état fonctionnel.

La continuité de nos activités et de nos affaires dépend de notre capacité à protéger, à tester, à maintenir et à remplacer nos réseaux, nos systèmes de TI, notre équipement et nos autres installations.

La bonne marche de nos activités, la performance de notre service, notre réputation et la continuité de nos activités dépendent de notre capacité, et de celle de nos fournisseurs de produits et de services, à protéger nos réseaux et nos systèmes de TI, ainsi que nos autres infrastructures et installations contre les incidents comme les atteintes à la sécurité de l’information, l’accès ou l’entrée non autorisés, les incendies, les catastrophes naturelles (y compris, sans s’y limiter, les séismes et les phénomènes météorologiques violents tels que les tempêtes de pluie verglaçante, de neige et de vent, les inondations, les ouragans, les tornades et les tsunamis), les pannes de courant, les fuites d’air conditionné dans les bâtiments, les actes de guerre ou de terrorisme, le sabotage, le vandalisme, les actions de voisins et d’autres événements du même ordre. L’établissement de stratégies d’adaptation et de protocoles de continuité des affaires afin d’assurer la constance du service en cas d’incidents perturbateurs est essentiel à la prestation d’un service efficace. Tout événement mentionné ci-dessus, de même que l’incapacité à effectuer les tests, la maintenance et les remplacements prévus et appropriés de nos réseaux, de notre équipement et d’autres installations, ce qui, entre autres, dépend de notre capacité à acheter de l’équipement et des services auprès de tiers fournisseurs, pourraient perturber nos activités (y compris les interruptions qui découlent des défaillances de nos réseaux, d’erreurs de facturation et des retards dans le service à la clientèle). Cela pourrait également nécessiter des ressources importantes et occasionner des coûts de restauration élevés, ce qui en retour pourrait avoir une incidence défavorable sur nos activités et notre performance financière ou nuire à notre capacité à retenir nos abonnés ou à en attirer de nouveaux.

Les satellites utilisés pour fournir notre service de télé par satellite sont exposés à d’importants risques opérationnels, ce qui pourrait avoir un effet défavorable sur nos activités et notre performance financière.

Conformément à une série d’ententes commerciales établies entre Bell ExpressVu et Télésat Canada (Télésat), nous détenons actuellement des satellites en vertu d’un contrat conclu avec Télésat. Télésat exploite ces satellites ou en dirige l’exploitation, lesquels utilisent des technologies très complexes et sont en activité dans un milieu inhospitalier, à savoir l’espace. Par conséquent, ils sont exposés à des risques opérationnels importants lorsqu’ils sont en orbite. Ces risques comprennent les défaillances de matériel en orbite, les défectuosités et d’autres problèmes, habituellement désignés sous le terme défaillance, qui pourraient réduire l’utilité commerciale d’un satellite utilisé pour fournir notre service de télé par satellite. Ces satellites peuvent aussi être endommagés par des actes de guerre ou de terrorisme, des tempêtes magnétiques, électrostatiques ou solaires ou par des débris spatiaux ou des météorites. Toute perte, toute défaillance, tout défaut de fabrication, tout dommage ou toute destruction de ces satellites, de notre infrastructure de radiodiffusion terrestre ou des installations de poursuite, de télémétrie et de contrôle de Télésat qui font fonctionner les satellites pourrait avoir des répercussions défavorables sur nos activités et notre performance financière et faire en sorte que des clients annulent leurs abonnements à nos services de télé par satellite.


DÉPENDANCE AUX TIERS FOURNISSEURS


Nous dépendons de tiers fournisseurs, d’impartiteurs et de consultants, dont certains nous sont essentiels, qui nous fournissent de façon ininterrompue les produits et services dont nous avons besoin pour exercer nos activités, mettre en œuvre de nouvelles technologies liées aux réseaux et autres, offrir de nouveaux produits et services, ainsi que respecter différentes obligations.

Nous dépendons d’importants tiers fournisseurs et impartiteurs, sur lesquels nous n’exerçons aucun contrôle opérationnel ou financier, qui nous offrent des produits et services dont certains sont essentiels à la bonne marche de nos activités. S’il y a des lacunes dans les processus de sélection, de gouvernance et de surveillance de nos fournisseurs conçus pour tâcher d’assurer la transparence en ce qui concerne le risque au moment de l’achat et tout au long de la relation, y compris lors des renégociations de contrat, il existe un risque que l’approvisionnement soit interrompu, ce qui pourrait avoir une incidence sur notre capacité à effectuer des ventes, à offrir du service à la clientèle et à atteindre nos objectifs liés aux activités et sur le plan financier. De plus, ces lacunes pourraient entraîner une gestion sous-optimale du répertoire de nos fournisseurs, l’augmentation des coûts et la perte d’occasions. Certains de nos tiers fournisseurs et impartiteurs sont situés à l’étranger, ce qui augmente le risque que l’approvisionnement soit interrompu en raison des risques liés à l’exercice d’activités dans des territoires étrangers où les lois, les contextes géopolitiques et les cultures sont différents, ainsi que de l’exposition au risque de catastrophes naturelles locales.

Nous pourrions devoir choisir différents tiers fournisseurs d’équipements et d’autres produits et services ainsi que différents impartiteurs afin de respecter les politiques et les lignes directrices internes en constante évolution de la société ainsi que les exigences réglementaires. Si nous décidons de mettre fin à une relation avec un fournisseur ou un impartiteur existant, ou que nous sommes tenus de le faire en raison d’une autorité gouvernementale ou pour une autre raison, le nombre de fournisseurs ou d’impartiteurs disponibles diminuerait, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts et des difficultés liées à la transition, au soutien, au service, à la qualité ou à la continuité des activités; retarder la mise en œuvre de nouvelles technologies liées aux réseaux et autres ainsi que l’offre de nouveaux produits et de services, et avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.

En règle générale, l’externalisation des services entraîne un transfert du risque, et nous devons prendre les mesures appropriées pour nous assurer que l’approche des impartiteurs en ce qui a trait à la gestion du risque est conforme à nos propres normes, afin de préserver la continuité de l’approvisionnement et la force de la marque. En outre, au fur et à mesure que les modèles infonuagiques des fournisseurs continuent d’évoluer, nos pratiques en matière de gestion de l’approvisionnement et des fournisseurs doivent également continuer d’évoluer afin de nous permettre de gérer les risques connexes de façon appropriée.

Par ailleurs, certaines initiatives de la société sont fortement tributaires des services de consultation professionnels fournis par des tiers, et un manquement des tiers pourrait ne pas être décelé avant que les travaux ne soient terminés ou retardés. Selon l’importance, la complexité et le degré de la dépendance aux tiers, il pourrait être difficile de mettre en œuvre des stratégies correctives en ce qui concerne les services de consultation professionnels fournis par des tiers qui ne sont pas effectués de façon appropriée ou dans un délai acceptable. Les difficultés liées à la mise en œuvre de stratégies correctives pourraient avoir une incidence défavorable sur notre capacité à respecter nos différentes obligations, y compris les exigences applicables sur le plan juridique et comptable.

D’autres exemples de risques liés à notre dépendance aux tiers fournisseurs comprennent les suivants :

  • La demande de produits et services offerts seulement par un nombre limité de fournisseurs, dont certains ayant une présence dominante dans le marché mondial, pourrait entraîner une diminution de la disponibilité, une hausse des coûts ou des retards dans la livraison de ces produits ou la prestation de ces services, car les fournisseurs pourraient choisir de favoriser des concurrents mondiaux de taille supérieure à la nôtre et qui, par conséquent, achèteraient un plus gros volume de produits et services. De plus, les problèmes de production de ces fournisseurs ou d’autres fournisseurs pourraient entraîner une diminution de la quantité des produits et services fournis, ou tout simplement empêcher qu’ils soient fournis. Toutes ces situations pourraient avoir une incidence défavorable sur notre capacité à respecter notre engagement envers les clients et à répondre à la demande.
  • Les solutions infonuagiques pourraient accroître le risque lié à la sécurité et à la fuite de données si les protocoles de contrôle de la sécurité qui concernent nos fournisseurs sont contournés.
  • Notre incapacité à faire preuve de rigueur dans l’administration des fournisseurs (surtout au moment de l’établissement du compte) pourrait ne pas permettre de voir certains risques financiers et opérationnels et compliquer la résolution des problèmes éventuels.
  • Si des produits et services importants pour nos activités comportent des défauts de fabrication ou ne sont pas conformes aux normes et aux règlements gouvernementaux applicables, notamment les pratiques en matière de sécurité des produits, notre capacité à vendre les produits et à fournir les services en temps opportun pourrait être amoindrie. Nous travaillons avec nos fournisseurs afin de repérer les défauts importants des produits, y compris les incidents liés à la sécurité, et d’élaborer des stratégies correctives. Les stratégies correctives peuvent inclure le rappel des produits. Si un fournisseur ne participe pas activement à un rappel de ses produits, et/ou que la principale responsabilité financière ne lui incombe pas, notre capacité à effectuer le programme de rappel à un coût raisonnable et/ou dans des délais acceptables pourrait être amoindrie. Les situations susmentionnées pourraient avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.
  • Les produits (y compris les logiciels) et les services qui nous sont fournis pourraient présenter des problèmes de sécurité, y compris, sans s’y limiter, des problèmes de sécurité latents qui ne seraient pas apparents lors d’une inspection. Lorsqu’un problème de sécurité est découvert, nous cherchons à déterminer et à élaborer des stratégies correctives à l’interne et avec nos fournisseurs. Si un problème de sécurité ne peut être corrigé par nous ou par un fournisseur dans un délai acceptable, il pourrait y avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.
  • Les défaillances opérationnelles et les interruptions de service temporaires ou permanentes qui surviennent sur les réseaux d’autres entreprises de télécommunications et de fournisseurs sur lesquels repose la prestation de nos services pourraient avoir une incidence défavorable sur notre capacité à fournir des services qui reposent sur l’utilisation de réseaux de ces entreprises et fournisseurs; par conséquent, elles pourraient avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.
  • BCE dépend de centres d’appels et de services de soutien technique fournis par un nombre de fournisseurs externes et d’impartiteurs, dont certains sont situés à l’étranger. Ces fournisseurs ont accès aux renseignements sur les clients et à l’information interne de BCE nécessaires à la prestation de leurs services de soutien. La gestion inappropriée des questions liées à l’accès aux renseignements et à la prestation de services pourrait avoir une incidence défavorable sur notre réputation, la qualité des services offerts aux clients et la vitesse à laquelle ils sont fournis, et notre capacité à résoudre les problèmes techniques

PERSONNEL

Nos employés et les entrepreneurs que nous engageons constituent des ressources clés, et l’étendue des risques est vaste et complexe. Ces risques doivent être gérés de façon efficace afin de favoriser une culture d’entreprise d’excellence et une performance exceptionnelle.

La bonne marche de nos affaires dépend des efforts, de l’engagement et de l’expertise de nos dirigeants, des employés autres que les dirigeants et des entrepreneurs que nous engageons, qui doivent être en mesure d’effectuer leur travail de façon efficace et sécuritaire compte tenu des tâches qu’ils exécutent et du contexte dans lequel ils travaillent. Notre incapacité à répondre à ces besoins de base pourrait avoir une incidence défavorable sur la culture de notre organisation, notre réputation, nos activités et nos résultats financiers, ainsi que sur notre capacité à attirer au sein de l’équipe des membres dont le rendement est élevé. La concurrence pour le recrutement de personnes hautement compétentes est intense, ce qui rend essentielle l’élaboration d’une stratégie complète liée aux ressources humaines afin de demeurer efficace dans l’obtention des talents de même que dans le repérage et la rétention des candidats très performants pour assurer un vaste éventail de fonctions et de responsabilités. L’incapacité à former, à motiver, à rémunérer ou à bien répartir les employés au moyen d’initiatives qui nous permettent d’atteindre nos impératifs stratégiques ou à remplacer de façon efficiente les employés qui partent à la retraite pourrait avoir une incidence défavorable sur notre capacité à attirer et à retenir des gens de talent et à stimuler le rendement dans toute l’organisation. L’engagement favorable des membres de notre équipe représentés par des syndicats est conditionnel à la négociation de conventions collectives qui prévoient des conditions de travail concurrentielles et un service ininterrompu, ces deux éléments étant essentiels à la réalisation des objectifs liés à nos activités. De plus, si les compétences, la diversité et la taille de la main-d’œuvre ne répondent pas aux exigences opérationnelles des activités et ne favorisent pas une culture d’excellence, nous ne pourrons probablement pas maintenir notre performance.

D’autres exemples de risques liés au personnel comprennent les suivants :

  • La complexité accrue de nos activités sur les plans technologique et opérationnel et la demande élevée sur le marché pour des ressources qualifiées dans des zones stratégiques créent un contexte difficile pour l’embauche, la rétention ou le développement de ces ressources qualifiées.
  • Notre incapacité à établir un plan de relève complet et efficace incluant la préparation des talents à l’interne et le repérage de candidats potentiels à l’externe, lorsqu’un tel plan est pertinent pour les postes clés, pourrait nuire à nos activités jusqu’à ce que des remplaçants qualifiés soient trouvés.
  • Environ 44 % de nos employés étaient représentés par des syndicats et étaient visés par des conventions collectives au 31 décembre 2018. La renégociation des conventions collectives pourrait entraîner une hausse des coûts de la main-d’œuvre, et, au cours du processus de renégociation, il pourrait y avoir des retards dans l’exécution des projets ainsi que des perturbations de travail, y compris des arrêts ou des ralentissements de travail, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur le service offert à nos clients et, ainsi, sur notre relation avec la clientèle et notre performance financière.
  • Assurer la sécurité de nos employés qui travaillent dans différents environnements, dont des puits d’accès, des poteaux de téléphone, des tours cellulaires, des véhicules, des bureaux de nouvelles à l’étranger et des zones de guerre, exige de la détermination, des processus efficaces et de la souplesse afin d’éviter les blessures, les interruptions de service, les amendes et les répercussions sur notre réputation.
  • Enfin, les réductions de personnel, les réductions de coûts continues ou les restructurations dont sont témoins les employés peuvent affecter leur moral et leur engagement, ce qui pourrait avoir une incidence défavorable sur nos activités et nos résultats financiers.


GESTION FINANCIÈRE

Si nous ne réussissons pas à mobiliser le capital nécessaire ou à générer des flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation suffisants, nous devrons peut-être réduire nos dépenses d’investissement ou nos investissements dans de nouvelles activités, ou encore tenter de mobiliser du capital en cédant des actifs.

Notre capacité à répondre à nos besoins de liquidités, à financer nos dépenses d’investissement et à soutenir la croissance planifiée dépend de l’accès à des sources de capital adéquates et de notre capacité à générer des flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation, laquelle est touchée par différents risques, dont les risques décrits dans le présent rapport de gestion.

L’obtention de financement dépend de notre capacité à accéder au marché public des actions, au marché des titres d’emprunt, au marché monétaire et au marché du crédit bancaire. Notre capacité à accéder à ces marchés et le coût et l’ampleur du financement disponible dépendent en grande partie des conditions actuelles des marchés, des perspectives pour notre entreprise ainsi que des notations au moment de la mobilisation des capitaux.

Les facteurs de risque comme les perturbations du marché financier, l’instabilité politique, de l’économie et du marché des capitaux au Canada ou à l’étranger, les politiques gouvernementales, les politiques monétaires des banques centrales, les modifications apportées aux règles relatives à la capitalisation bancaire ou à d’autres règles, la baisse des activités de prêt des banques de façon générale ou la réduction du nombre de banques en raison du ralentissement des activités et des opérations de consolidation pourraient entraîner la diminution des capitaux disponibles ou en faire augmenter le coût. De plus, l’augmentation du niveau des emprunts pourrait de son côté entraîner une baisse de nos notations, une augmentation de nos coûts d’emprunt et une réduction du montant de financement à notre disposition, y compris par l’entremise de placements de titres. Les acquisitions d’entreprises pourraient, en plus de nuire à nos perspectives et à nos notations, avoir des conséquences défavorables similaires. De plus, les participants des marchés des titres publics et de la dette bancaire ont des politiques internes qui limitent leur capacité à consentir du crédit à toute entité, à tout groupe d’entités ou à tout secteur d’activité donné, ou à y investir.

Nos facilités de crédit bancaire, notamment les facilités de crédit sur lesquelles repose notre programme d’emprunts sous forme de papier commercial, sont fournies par diverses institutions financières. Bien que nous ayons l’intention de renouveler certaines de ces facilités de crédit au moment voulu, nous ne pouvons garantir qu’elles le seront à des conditions favorables ou à des montants semblables.

Des écarts entre les résultats financiers réels ou prévus de BCE et les prévisions publiées par des analystes financiers, de même que des événements touchant nos activités ou notre contexte d’exploitation, peuvent contribuer à la volatilité des titres de BCE. Un recul important des marchés financiers en général, ou un ajustement du cours de marché ou du volume des transactions sur les titres de BCE, pourraient avoir une incidence défavorable sur notre capacité à obtenir du financement par emprunt ou à mobiliser des capitaux, à retenir les hauts dirigeants et d’autres employés clés, à procéder à des acquisitions stratégiques ou encore à établir des coentreprises.

Si nous ne pouvons accéder aux capitaux dont nous avons besoin dans des conditions acceptables ou générer des flux de trésorerie pour mettre en œuvre notre plan d’affaires ou satisfaire à nos obligations financières, nous pourrions devoir limiter nos dépenses d’investissement courantes et nos investissements dans de nouvelles activités ou tenter de mobiliser des capitaux supplémentaires par la vente ou par un autre mode de cession d’actifs. L’une ou l’autre de ces situations pourrait avoir un effet défavorable sur nos flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation et nos perspectives de croissance.

Il est impossible de garantir que la politique de distribution de dividendes de BCE sera maintenue ou que des dividendes seront augmentés ou déclarés.

De temps à autre, le conseil de BCE évalue la pertinence de la politique de distribution de dividendes de BCE dans le but d’offrir une souplesse financière suffisante pour continuer à investir dans nos activités tout en offrant un rendement croissant aux actionnaires. En vertu de la politique de distribution de dividendes actuelle, l’augmentation du dividende sur actions ordinaires est directement liée à la croissance des flux de trésorerie disponibles de BCE. La politique de distribution de dividendes, l’augmentation du dividende sur actions ordinaires et la déclaration de dividendes de BCE, sur toutes ses actions en circulation, sont à la discrétion du conseil de BCE et, par conséquent, rien ne garantit que la politique de distribution de dividendes de BCE sera maintenue, ni que le dividende sur actions ordinaires sera augmenté, ni que des dividendes seront déclarés. Ultimement, la politique de distribution de dividendes, les hausses du dividende et la déclaration des dividendes par le conseil de BCE dépendent des résultats d’exploitation et des résultats financiers de BCE, qui sont pour leur part assujettis à différents risques et hypothèses, dont ceux mentionnés dans le présent rapport de gestion.

Nous sommes exposés à différents risques de crédit, de liquidité et de marché.

Notre exposition aux risques de crédit, de liquidité et de marché, y compris les fluctuations du cours de l’action, des taux d’intérêt et des taux de change, est décrite à la section 6.5, Gestion des risques financiers, du présent rapport de gestion et à la note 26 des états financiers consolidés 2018 de BCE.

Notre incapacité à déterminer et à gérer notre exposition aux fluctuations des taux d’intérêt, des taux de change (surtout une dépréciation du dollar canadien) et du cours de l’action de BCE et aux autres conditions de marché pourrait nous faire rater des occasions, diminuer les marges bénéficiaires, entraîner des flux de trésorerie insuffisants, nous empêcher d’effectuer les dépenses d’investissement prévues, nuire à notre réputation, dévaluer les titres de capitaux propres et les titres d’emprunt et occasionner des difficultés à mobiliser du capital à des conditions concurrentielles.

La conjoncture économique, les règles en matière de régimes de retraite ou une gouvernance inefficace pourraient avoir une incidence défavorable sur nos obligations au titre des régimes de retraite, notre situation de trésorerie et notre performance financière, et nous pourrions éventuellement être obligés d’augmenter les cotisations à nos régimes d’avantages postérieurs à l’emploi.

Compte tenu du nombre considérable de participants à nos régimes de retraite et du fait que les régimes de retraite PD subissent à la fois les pressions de la conjoncture économique mondiale et les modifications aux exigences liées à la réglementation et à la présentation de l’information, nos obligations au titre des régimes de retraite sont exposées à une volatilité éventuelle. Notre incapacité à prendre en compte et à gérer les risques économiques et les modifications aux règles en matière de régimes de retraite ou à nous assurer qu’une gouvernance efficace est en place pour la gestion et la capitalisation des actifs des régimes de retraite et des obligations qui y sont liées pourrait avoir une incidence défavorable sur notre situation financière et notre performance financière.

Les besoins de capitalisation de nos régimes d’avantages postérieurs à l’emploi, selon les évaluations des actifs des régimes et des obligations qui y sont liées, dépendent d’un certain nombre de facteurs, notamment les rendements réels des actifs des régimes d’avantages postérieurs à l’emploi, les taux d’intérêt à long terme, les données démographiques des régimes, et les règlements et les normes actuarielles applicables. Des modifications de ces facteurs pourraient faire en sorte que les cotisations futures diffèrent de façon importante de nos estimations actuelles, nous obligeant ainsi à éventuellement augmenter nos cotisations aux régimes d’avantages postérieurs à l’emploi, ce qui, conséquemment, pourrait avoir un effet négatif sur notre situation de trésorerie et notre performance financière.

Rien ne garantit que le taux de rendement prévu des actifs de nos régimes d’avantages postérieurs à l’emploi pourra être réalisé. Une tranche substantielle des actifs de nos régimes d’avantages postérieurs à l’emploi est investie dans des titres de participation de sociétés ouvertes et dans des titres d’emprunt. Par conséquent, la capacité des actifs de nos régimes d’avantages postérieurs à l’emploi d’enregistrer le taux de rendement que nous avons prévu dépend surtout du rendement des marchés financiers. Les conditions des marchés ont également une incidence sur le taux d’actualisation utilisé pour calculer nos obligations au titre de la solvabilité de nos régimes de retraite et pourraient donc aussi avoir une incidence importante sur nos besoins de capitalisation en trésorerie.

Notre capitalisation prévue pour 2019 est fondée sur les plus récentes évaluations de nos régimes d’avantages postérieurs à l’emploi en date du 31 décembre 2017, déposées en juin 2018, et elle tient compte des cotisations volontaires de 240 millions $ en 2018.

Les montants relatifs à l’impôt et aux taxes à la consommation pourraient différer de façon significative des montants prévus.

Nos activités d’exploitation sont complexes et sont assujetties à différentes lois fiscales. L’adoption de nouveaux règlements fiscaux ou de nouvelles lois fiscales, les règles qui s’y rattachent, les modifications qui y sont apportées ou qui sont apportées à leur interprétation pourraient entraîner une majoration des taux d’imposition, de nouvelles taxes ou d’autres incidences fiscales défavorables. Bien que nous soyons d’avis que nous avons constitué des provisions suffisantes pour couvrir tout l’impôt sur le résultat et toutes les taxes à la consommation en nous fondant sur l’information dont nous disposons actuellement, dans bien des cas, pour calculer l’impôt sur le résultat et déterminer l’applicabilité des taxes à la consommation, il faut faire preuve de jugement solide pour interpréter les règles et règlements fiscaux. Nos déclarations fiscales pourraient faire l’objet d’audits gouvernementaux qui pourraient donner lieu à une modification significative du montant des actifs et passifs d’impôt exigible et différé et des autres passifs et pourraient, dans certaines circonstances, se traduire par l’imposition d’intérêts et de pénalités.

L’incapacité à réduire les coûts ainsi que toute augmentation imprévue de coûts pourraient avoir une incidence défavorable sur notre capacité à réaliser nos impératifs stratégiques et à respecter notre orientation financière.

Nos objectifs de réduction de coûts ciblée demeurent audacieux, mais rien ne garantit que ces initiatives seront couronnées de succès, particulièrement parce que les économies de coûts sont plus difficiles à réaliser sur une base continue. Nos objectifs de réduction de coûts nécessitent des négociations intenses avec nos fournisseurs, et rien ne garantit que ces négociations seront fructueuses ni que les produits de remplacement ou les services offerts ne causeront pas de difficultés opérationnelles.

Les exemples de risques liés à notre capacité à réduire les coûts et aux augmentations de coûts éventuelles comprennent les suivants :

  • La réalisation des réductions de coûts en temps opportun au cours de la transition vers un réseau fondé sur la technologie IP dépend du démantèlement rigoureux du réseau, qui peut être retardé à cause d’engagements contractuels envers des clients, de considérations réglementaires et d’autres obstacles imprévus.
  • L’incapacité à maîtriser l’augmentation des coûts d’exploitation relatifs aux sites des réseaux, à l’expansion de la zone de couverture, aux licences de spectre et à l’acquisition de contenu et d’équipements pourrait avoir une incidence défavorable sur notre performance financière.
  • Les politiques gouvernementales visant à faire face aux changements climatiques ont une influence partielle sur les fluctuations des coûts de l’énergie, ce qui, jumelé à la demande grandissante des services de données de laquelle découle une augmentation de nos besoins en énergie, pourrait faire grimper nos coûts liés à l’énergie à un niveau supérieur à nos prévisions actuelles.
  • Notre incapacité à respecter nos engagements contractuels, que ce soit en raison d’incidents liés à la sécurité, de problèmes opérationnels ou d’autres raisons, pourrait entraîner des sanctions pécuniaires et des pertes de produits des activités ordinaires.

L’incapacité à faire évoluer nos pratiques afin d’effectuer un suivi et un contrôle efficaces des activités frauduleuses pourrait entraîner une perte financière et la détérioration de la marque.

Comme nous sommes une société ouverte offrant une gamme enviable de produits et de services de qualité et comptant un grand nombre d’employés, BCE exige la mise en place d’un programme rigoureux qui couvre la gouvernance ainsi que l’identification et l’évaluation du risque et qui prévoit des mesures de prévention, de détection et de signalement en tenant compte du risque de corruption, de détournement d’actifs et de manipulation intentionnelle des états financiers par les employés et/ou des parties externes. Les fraudes peuvent entraîner des pertes financières et la détérioration de la marque.

Quelques exemples qui nous semblent pertinents comprennent les suivants :

  • les abonnements frauduleux, dont les comptes qui sont établis sous une fausse identité ou payés avec une carte de crédit volée;
  • l’usage frauduleux des réseaux, comme la revente de codes de cartes d’appel valides qui permettent d’obtenir des services d’appels par l’intermédiaire de nos réseaux sur fil et sans fil;
  • la violation de droits d’auteur et autres formes d’utilisations non autorisées qui nuisent au caractère exclusif du contenu offert par Bell Média et pourraient faire dévier les utilisateurs vers des plateformes de fournisseurs qui ne détiennent pas de licences, ou qui sont illégales d’une autre manière, ce qui aurait une incidence défavorable sur notre capacité à tirer des produits des services de distribution et de publicité;
  • les fournisseurs de services de télé, y compris Bell Canada et Bell ExpressVu, subissent des tentatives constantes qui visent à voler leurs services en compromettant l’intégrité des systèmes de sécurité des transmissions ou en contournant ceux-ci, ce qui entraîne des pertes de produits des activités ordinaires.

LITIGES ET OBLIGATIONS JURIDIQUES

Les litiges, les modifications aux lois applicables et l’incapacité à s’occuper de manière proactive de nos obligations juridiques et réglementaires pourraient avoir une incidence défavorable sur nos activités et notre performance financière.

Nous nous trouvons impliqués dans divers litiges et réclamations dans le cours de nos activités. Il est de plus en plus facile pour les demandeurs d’intenter des actions collectives et d’obtenir leur autorisation au nom d’un groupe important de personnes. De plus, les lois en matière de valeurs mobilières favorisent les actions collectives intentées par des investisseurs du marché secondaire contre des sociétés ouvertes pour des cas de déclarations trompeuses présumées contenues dans des documents d’information publics et dans des déclarations orales. Des modifications apportées aux lois ou aux règlements ou encore à la façon de les interpréter et l’adoption de nouvelles lois ou de nouveaux règlements ainsi que les litiges en cours ou futurs, y compris une hausse du nombre d’actions collectives autorisées, lesquelles, de par leur nature, pourraient donner lieu à des jugements en dommages-intérêts appréciables et à des coûts liés à des litiges, pourraient avoir un effet défavorable sur nos activités et notre performance financière.

Des exemples d’obligations juridiques et réglementaires que nous devons respecter comprennent les obligations découlant des éléments suivants :

  • Comme il est expliqué plus en détail à la rubrique 8, Cadre réglementaire, les décisions, les politiques et les autres initiatives du CRTC, d’ISDE, du Bureau de la concurrence et d’autres organismes gouvernementaux, ainsi que les lois de nature réglementaire;
  • les lois sur la protection des consommateurs et des renseignements personnels;
  • les lois fiscales;
  • les lois sur les sociétés et les valeurs mobilières;
  • les exigences liées aux normes IFRS;
  • les lois sur la protection de l’environnement et en matière de santé et de sécurité;
  • les normes du secteur des cartes de paiement liées à la protection contre les infractions commises sur les cartes de crédit des clients.

L’incapacité à respecter les obligations susmentionnées ou les autres obligations juridiques et réglementaires pourrait nous exposer à des risques de litiges, y compris des actions collectives, ainsi qu’à des amendes et à des pénalités substantielles, et pourrait nuire à notre réputation.

Pour obtenir une description des principaux litiges dans lesquels nous sommes engagés, se reporter à la rubrique Litiges de la notice annuelle 2018 de BCE.

Enfin, si nos employés, nos fournisseurs ou nos autres partenaires d’affaires ne respectent pas les normes juridiques et éthiques applicables, incluant, sans s’y limiter, les lois anticorruption ainsi que nos politiques et obligations contractuelles, cela pourrait également nous exposer à des litiges ainsi qu’à des amendes et à des pénalités substantielles, nuire à notre réputation ou nous rendre inadmissibles au processus d’appel d’offres pour l’obtention de contrats.


PRÉOCCUPATIONS LIÉES À LA SANTÉ ET À L’ENVIRONNEMENT


Les préoccupations en matière de santé relatives aux émissions de radiofréquences par des appareils de communication et des équipements sans fil ainsi que les épidémies et autres risques liés à la santé pourraient avoir une incidence défavorable sur nos activités.

Plusieurs études ont été effectuées ou sont en cours afin d’évaluer si les téléphones sans fil, les réseaux sans fil et les pylônes présentent un risque éventuel pour la santé. Bien que certaines études suggèrent qu’il y a un lien entre les émissions de radiofréquences et certains états de santé, d’autres études concluent qu’il n’y a pas de lien de causalité entre l’utilisation des téléphones mobiles et les effets néfastes sur la santé. En 2011, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé a déterminé que les champs électromagnétiques de radiofréquences associés aux téléphones sans fil étaient possiblement cancérigènes pour les humains. Toutefois, il a également indiqué qu’il n’a pas été possible d’exclure avec suffisamment de certitude que le hasard, des biais ou des facteurs de confusion aient pu jouer un rôle. Le CIRC a également demandé que d’autres recherches soient menées sur l’utilisation massive de cellulaires à long terme.

ISDE est responsable de l’approbation du matériel qui émet des radiofréquences et de l’évaluation de sa conformité, et la norme sur l’exposition aux émissions de radiofréquences qu’il suit est basée sur le Code de sécurité 6 de Santé Canada, qui établit les limites d’exposition aux radiofréquences à la maison ou au travail. Ce Code indique également les exigences applicables en matière de sécurité relatives à l’installation et au fonctionnement des appareils qui émettent des champs de radiofréquences, comme les téléphones mobiles, les technologies Wi-Fi et les antennes de stations de base. ISDE a rendu la conformité au Code de sécurité 6 obligatoire pour tous les promoteurs et les exploitants d’installations de radiocommunication.

Nos activités dépendent largement des technologies liées aux radiofréquences, et certaines difficultés qui y sont liées pourraient freiner considérablement nos activités et notre performance financière, notamment les suivantes :

  • Nous sommes exposés à des poursuites en cours ou éventuelles relativementaux effets néfastes allégués sur la santé de nos clients ainsi que relativementà nos pratiques en matière de commercialisation et de présentation del’information en ce qui concerne ces appareils, et l’issue probable de ces poursuites ne peut être prédite et peut changer au fil du temps.
  • Les changements liés aux preuves scientifiques et/ou aux perceptions du public pourraient entraîner des règlements gouvernementaux supplémentaires et des coûts associés à l’adaptation de l’infrastructure et des combinés afin d’assurer la conformité.
  • Les préoccupations du public pourraient occasionner un ralentissement du déploiement de l’infrastructure nécessaire au maintien et/ou à l’expansion de nos réseaux sans fil, comme l’exige l’évolution du marché, ou empêcher un tel déploiement.

En outre, des épidémies, des pandémies et d’autres éventualités menaçantes pour la santé pourraient survenir, lesquelles pourraient avoir une incidence défavorable sur notre capacité à maintenir le fonctionnement de nos réseaux et à fournir des services à nos clients.

L’un ou l’autre de ces événements pourrait avoir un effet défavorable sur nos activités et notre performance financière.

Les changements climatiques et les autres préoccupations en matière d’environnement pourraient avoir une incidence défavorable sur nos activités.

Les changements climatiques à l’échelle mondiale pourraient exacerber certaines des menaces pesant sur nos activités, y compris la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques violents mentionnés à la section Performance opérationnelleLa continuité de nos activités et de nos affaires dépend de notre capacité à protéger, à tester, à maintenir et à remplacer nos réseaux, nos systèmes de TI, notre équipement et nos autres installations, de la rubrique 9. Plusieurs aspects de nos activités soulèvent des questions environnementales plus particulières, notamment le stockage de carburant, les émissions de gaz à effet de serre, l’élimination de matières résiduelles dangereuses ainsi que la récupération et le recyclage, en fin de cycle de vie, des produits électroniques que nous vendons ou louons. Notre incapacité à comprendre les attentes en constante évolution du gouvernement et du public pour ce qui est des questions environnementales, et à y répondre adéquatement, pourrait nous valoir des amendes, nous faire rater des occasions, entraîner un renforcement des examens réglementaires à notre égard et nuire à notre marque ou à notre réputation.



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