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1.4 Stratégie relative aux marchés financiers

1.4 Stratégie relative aux marchés financiers

Nous cherchons à procurer aux actionnaires des rendements durables grâce à la croissance constante du dividende. Cet objectif s’appuie sur la croissance continue des flux de trésorerie disponibles et un solide bilan, justifiant un niveau soutenu d’investissements constants dans les réseaux et services à large bande évolués qui sont essentiels pour soutenir la croissance à long terme de nos activités.

CROISSANCE DU DIVIDENDE ET POLITIQUE DE DISTRIBUTION

Le 7 février 2019, nous avons annoncé une augmentation de 5 %, ou 15 cents, du dividende annualisé payable sur actions ordinaires de BCE en 2019, qui passe à 3,17 $ par action, contre 3,02 $ par action en 2018, à compter du dividende trimestriel payable le 15 avril 2019. Il s’agit de la 15e augmentation du dividende sur actions ordinaires annuel de BCE depuis le quatrième trimestre de 2008, soit une majoration totale de 117 %. Il s’agit de la 11e année consécutive pour laquelle BCE a enregistré une croissance du dividende de 5 % ou plus.

Notre objectif consiste à assurer la croissance du dividende tout en maintenant notre ratio de distribution (1) à l’intérieur de la fourchette de 65 % à 75 % des flux de trésorerie disponibles établie dans la politique et en veillant à équilibrer nos priorités stratégiques. La politique de distribution de dividendes de BCE, les augmentations du dividende sur actions ordinaires et la déclaration des dividendes sont à la discrétion du conseil d’administration de BCE (conseil de BCE ou conseil) et, par conséquent, rien ne garantit que la politique de dividendes de BCE sera maintenue, ni que le dividende sur actions ordinaires sera augmenté, ni que des dividendes seront déclarés.

Nous avons établi une solide corrélation entre les intérêts des actionnaires et ceux des membres de la direction au moyen du régime d’intéressement à long terme fondé sur des titres de capitaux propres à l’intention de ces derniers. L’acquisition des droits au titre des unités d’actions liées au rendement dépend de la réalisation de notre politique sur la croissance du dividende, tandis que les options sur actions reflètent notre objectif d’augmenter le cours de l’action pour nos actionnaires.




  • Exigences strictes en matière d’avoir en actions;
  • accent mis sur la rémunération à risque pour les membres de la haute direction;
  • politique en cas de changement de contrôle à double condition;
  • politique anticouverture à l’égard de l’avoir en actions et de la rémunération incitative;
  • dispositions relatives à la récupération s’appliquant au président et chef de la direction, à tous les vice-présidents exécutifs ainsi qu’à tous les titulaires d’options;
  • limites relatives aux paiements des régimes de retraite complémentaires à l’intention des membres de la haute direction de BCE et des primes annuelles, ainsi que des primes des régimes d’intéressement à moyen et à long terme;
  • critères d’acquisition entièrement alignés sur les intérêts des actionnaires.

 



UTILISATION DES LIQUIDITÉS

La politique de distribution de dividendes permet à BCE de conserver des flux de trésorerie disponibles abondants après le paiement du dividende sur actions ordinaires. Conformément à notre objectif relatif aux marchés financiers, qui est de procurer aux actionnaires des rendements durables grâce à la croissance du dividende, tout en maintenant un niveau approprié de dépenses d’investissement, des notations élevées et une souplesse financière considérable, nous redistribuons les montants résiduels de flux de trésorerie disponibles après le paiement du dividende sur actions ordinaires de manière équilibrée et aux fins suivantes, entre autres :

  • le financement des acquisitions et des investissements stratégiques (notamment les acquisitions de spectre des services sans fil) pour soutenir la croissance de notre entreprise;
  • la réduction de la dette;
  • les cotisations volontaires aux régimes de retraite à prestations définies (PD) de BCE pour améliorer la situation de capitalisation des régimes et réduire l’utilisation de lettres de crédit pour financer les déficits;
  • le rachat d’actions dans le cadre des offres publiques de rachat (OPRA) dans le cours normal des activités.

En 2018, les flux de trésorerie disponibles après le paiement du dividende sur actions ordinaires de 888 millions $, en baisse par rapport à 906 millions $ en 2017, ont été affectés à des cotisations volontaires de 240 millions $ aux régimes de retraite en vue d’une meilleure harmonisation de la situation de capitalisation d’un certain nombre de régimes PD des filiales de BCE par rapport au régime de Bell Canada, au financement de diverses acquisitions, y compris AlarmForce Industries Inc. (AlarmForce) et Axia, et au rachat d’actions ordinaires pour un montant de 175 millions $ dans le cadre d’une OPRA dans le cours normal des activités.


RENDEMENT TOTAL PROCURÉ AUX ACTIONNAIRES

Ce graphique compare la variation annuelle du rendement total annuel cumulatif procuré aux actionnaires par les actions ordinaires de BCE au rendement total annuel cumulatif de l’indice composé S&P/TSX (3) pour la période de cinq ans close le 31 décembre 2018, en supposant que la valeur initiale du placement était de 100 $ le 31 décembre 2013 et que tous les dividendes trimestriels subséquents ont été réinvestis.


ROBUSTE STRUCTURE DU CAPITAL

Le bilan de BCE est appuyé par une situation de trésorerie saine et des notations élevées, ce qui procure à la société de bonnes assises financières et une grande souplesse financière. La situation de BCE est confortable : une structure d’échéances de la dette à long terme intéressante et aucune exigence de remboursement des titres d’emprunt émis avant le deuxième trimestre de 2020. Nous surveillons continuellement les marchés financiers pour saisir des occasions de réduire davantage le coût d’émission de nos titres d’emprunt et d’optimiser notre coût du capital. Nous nous efforçons de gérer de façon proactive le risque financier découlant du risque de change relatif à nos achats libellés en dollars américains, le risque sur capitaux propres découlant des régimes d’intéressement à long terme fondé sur des titres de capitaux propres de BCE, ainsi que le risque de taux d’intérêt et le risque de change associés à nos différents instruments d’emprunt. Nous cherchons également à maintenir des notations de première qualité avec des perspectives stables.

Nous utilisons diverses mesures pour surveiller le capital, notamment le ratio de levier financier net (1), le ratio BAIIA ajusté/charges d’intérêts nettes (1) et le ratio de distribution.

     

STRUCTURE D’ÉCHÉANCES DE LA
DETTE À LONG TERME INTÉRESSANTE (2)

  • Durée moyenne des titres d’emprunt émis de Bell Canada : environ 11 ans;
  • coût moyen après impôt des titres d’emprunt émis : 3,1 %;
  • aucun titre d’emprunt émis venant à échéance avant le T2 2020.

SITUATION DE
TRÉSORERIE SOLIDE (2)


  • Montant de 844 millions $ pouvant être prélevé de nos facilités de crédit engagées pluriannuelles de 4,0 milliards $;
  • capacité disponible de titrisation des débiteurs de 500 millions $;
  • trésorerie et équivalents de trésorerie en caisse de 425 millions $.

PROFIL DE CRÉDIT
DE PREMIÈRE QUALITÉ (2) (3)

Notation de la dette à long terme de BBB (élevée) par DBRS Limited (DBRS), de Baa1 par Moody’s Investors Service, Inc. (Moody’s) et de BBB+ par Standard & Poor’s Ratings Services (Canada) (S&P), toutes avec des perspectives stables.

Par suite du financement d’un certain nombre d’acquisitions stratégiques réalisées depuis 2010, notamment CTV Inc., Astral Media inc., MLSE, Bell Aliant Inc. (Bell Aliant), Les Réseaux Q9 (Q9) et MTS, des cotisations volontaires versées aux régimes de retraite pour diminuer le déficit de solvabilité de nos régimes, de l’acquisition de spectre pour les services sans fil ainsi que de la dette supplémentaire prise en charge par suite de la privatisation de Bell Aliant et de l’acquisition de MTS, notre ratio de levier financier net a augmenté à un niveau supérieur à la limite de notre fourchette cible. Au 31 décembre 2018, nous avions excédé de 0,47 la limite de la fourchette cible de notre ratio interne de levier financier net de 1,75 à 2,25 fois le BAIIA ajusté. De plus, notre ratio de levier financier net en 2019 subira une incidence négative non récurrente découlant de l’adoption d’IFRS 16, Contrats de location, reflétant le montant de 2,1 milliards $ à 2,3 milliards $ au titre de contrats de location-financement ajouté à la dette nette (1) inscrite à notre bilan le 1er janvier 2019. Par conséquent, nous avons augmenté la fourchette cible de notre ratio de levier financier net, la portant de 1,75 à 2,25 fois le BAIIA ajusté à 2,0 à 2,5 fois le BAIIA ajusté. La nouvelle fourchette cible demeure conforme à notre politique visant à conserver des cotes de crédit de première qualité et elle concorde avec la fourchette cible des ratios de levier financier net des entreprises de télécommunications canadiennes exerçant des activités similaires. La nouvelle fourchette cible du ratio de levier financier net ou l’augmentation du ratio de levier financier net découlant de la mise en œuvre des normes comptables inhérentes à IFRS 16 n’aura probablement aucune incidence sur nos notations ou nos perspectives. Notre ratio de levier financier net devrait s’améliorer avec le temps et revenir au niveau de la nouvelle fourchette cible du ratio de levier financier net grâce à la croissance des flux de trésorerie disponibles et à l’application d’une tranche des flux de trésorerie disponibles, après le paiement de dividendes sur actions ordinaires, à la réduction de la dette de BCE.

Le ratio BAIIA ajusté/charges d’intérêts nettes de BCE demeure considéra blement supérieur à notre fourchette cible de plus de 7,5 fois le BAIIA ajusté, ce qui augure bien pour nos coûts du service de la dette et nous offre une protection contre la volatilité des taux d’intérêt dans un avenir prévisible. Ce ratio n’a pas été touché par l’adoption d’IFRS 16.


RATIOS DE BCE EN MATIÈRE DE CRÉDITRATIO CIBLE INTERNE  31 DÉCEMBRE 2018

Ratio de levier financier net

2,0 à 2,5  2,72 

Ratio BAIIA ajusté/charges
d’intérêts nettes

>7,5  9,00 

Bell Canada a fait appel avec succès aux marchés financiers en mars 2018, en août 2018 et en septembre 2018 pour recueillir un produit brut totalisant 1,5 milliard $ de l’émission de débentures à moyen terme (MTN) d’une durée de sept ans et de 10 ans, et un produit brut de 1,15 milliard $ US (1,493 milliards $ CA) de l’émission d’effets à payer d’une durée de 30 ans. Ce financement en dollars américains représente la première émission de titres d’emprunt de Bell Canada sur le marché américain en plus de 20 ans. Ces émissions en dollars canadiens et en dollars américains ont toutes deux contribué à réduire notre coût après impôt des titres d’emprunt émis en circulation à 3,1 % (4,3 % avant impôt) et à accroître la durée moyenne jusqu’à l’échéance à environ 11 ans. Le produit net des émissions de 2018 a servi au financement du remboursement anticipé de titres d’emprunt de Bell Canada et de MTS d’un montant en capital de 2,1 milliards $ échéant en 2018 et en 2019, au remboursement de la dette à court terme ainsi qu’à d’autres fins générales de l’entreprise.

Le 20 mars 2018, Bell Canada a renouvelé son prospectus préalable de base simplifié, qui lui permet d’offrir de temps à autre jusqu’à 4 milliards $ de titres d’emprunt d’ici le 20 avril 2020. Ces titres d’emprunt seront totalement et inconditionnellement garantis par BCE. Conformément à ce qui s’est fait dans le passé, le prospectus préalable de base simplifié a été renouvelé afin de permettre à Bell Canada de continuer de profiter d’une souplesse financière et d’un accès efficace aux marchés financiers du Canada et des États-Unis. Au 31 décembre 2018, Bell Canada avait émis des titres d’emprunt pour un montant en capital d’environ 2,5 milliards $, calculé en dollars canadiens, en vertu de son nouveau prospectus préalable de base simplifié.

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